
Réparation d’une maison d’architecte et de ses ardoises posées au clou.
Les chantiers se suivent et ne se ressemblent pas. Hier un chantier de Chapelle, aujourd’hui une maison d’architecte. Sa particularité ? Cette maison des années 80 a été couverte et bardée en ardoise de pays, une ardoise épaisse, rustique, lourde, que les couvreurs de l’époque ont posé au clou. Petite difficulté supplémentaire, les ardoises ont été posées à « pureau décroissant » c’est a dire que plus on monte vers le faitage, plus les ardoises sont taillées, alors qu’elles sont larges à l’égout.
Tout le talent de nos couvreurs a résidé ici dans la réparation ponctuelle de ces ardoises, envolées et cassées avec les différentes tempêtes, en respectant la nature de la pierre et en ajustant à la bonne taille. La réparation sur ardoise au clou est plus fastidieuse que les réparations de crochets. En effet, chaque ardoise est fixée par deux clous, généralement en cuivre. Cela implique d’arracher les clous précautionneusement, sans casser l’ardoise, retirer la pièce de schiste, mais la conserver peut-être pour la replacer ailleurs, en la taillant. Un joli exercice de patience et de dextérité pour nos passionnés de pose ancienne.
Les clients avaient aussi besoin de protéger leur véranda de chutes d’ardoises en cas de grosses tempêtes. Nous les avons entendu et fabriqué sur mesure un « pare-ardoise » au dessus de la véranda, chargé de recueillir les ardoises qui glisseraient, et ainsi mettre en sécurité la véranda. A partir de feuilles inox, nous avons façonnés à la plieuse et à la main 4 éléments, qui ont été mis en place sous les ardoises existantes. Nos clients sont ravis de notre solution technique.
Voici un chantier qui allie tout ce qu’on aime : originalité, créativité, technicité et tradition de couverture. Sans oublier le soleil qui a été de la partie, et la bienveillance de nos hôtes du jour.